jeudi 20 décembre 2007
Il y a un an...
Il y a un an, je travaillais de nuit, j'hibernais. J'avais une éternelle nausée qui me donnait l'impression de ne jamais être à ma place.
Il y a un an je commençais à patauger pour la seconde fois avec un des plus grands séducteurs de la ville...
Il y a un an, je n'étais pas bien ni dans ma vie professionnelle, ni dans ma vie sentimentale.
Ce que j'aime dans la vie, c'est que les choses changent. Je ne sais toujours pas être audacieuse, mais j'ai effectué en un an un bond extra ordinaire. Avec ce blog aussi. Il a changé, évolué en même temps. Sans avoir un sujet bien précis, j'avoue que c'est avec pudeur que je construis cet espace. C'est vrai, j'ai du mal à me confier, à donner, à accueillir l'autre. Sans doute que cette image froide et distante encore une fois apparaît même ici. Mais je ne sais pas tricher.
Aujourd'hui, je m'affirme. Moi la discrète, la réservée, hier, j'ai dit NON.
Le plus fabuleux au cours de cette année, a été cette aventure humaine. Je n'ai pas voyagé. Je lis peu la presse, les romans. Mais je suis curieuse des autres. Discrètement. J'assume mon image. Je ne revendique rien.
En un an, j'ai fait de nouvelles rencontres et redécouvert certaines personnes. C'est ce qui a de plus magique dans la vie.
Sentimentalement, je me protège. Malheureusement pour moi, je tombe sous le charme d'hommes compliqués, attirants, gourmands et, ou effrayés. Comme en ce moment...
Affaire à suivre.
Mon nouvel objectif est de m'ouvrir aux autres en étant moins méfiante. Etre plus disponible, laisser tomber ce masque qui me cache la lumière.
Bises.
Allie
Ma Blonde préférée.
vendredi 30 novembre 2007
humeur du jour...
Pourrie!
Tout m'énerve. Sans exception.
Irritable au possible.
Fatiguée, teint terne, cheveux gras (envie de courir chez mon coiffeur, alors que j'y suis allée le mois dernier...)pluie de novembre, déco de Noël toujours la même, envie de rien...
Que fait on dans ces cas là???????????
jeudi 8 novembre 2007
Super les copines
Certaines idées sordides me trottent dans la tête depuis quelques temps. Sans vouloir me plaindre ou pencher vers le côté paranoïaque des relations humaines du genre "personne ne m'aime", j'ai tout de même largement la vague impression d'évoluer au coeur d'un vivier de serpents dans mon travail... Certes, il s'agit d'un boulot de nanas. Mais pas les nanas fashionatas aux ongles amandes teintés du dernier vernis Chanel, non, les guerrières façon Black Mamba-je-vais-t'arracher-un-oeil-sale-blonde. Vous voyez le genre... Je vous passe les détails me concernant, je dois être chaudement habillée pour l'hiver par certaines. Tout le monde y passe pas de jaloux. Faisons tomber les masques : moi aussi je m'y suis mise et je dois vous avouer que c'est une activité à plein temps légèrement jouissive, surtout quand on s'en est déjà pris plein la gueule dans le dos!!
Bref.
Je m'en fout et dans les grandes largeurs. On ne peut pas aimer tout monde.
Mais cela devient plus embêtant lorsque des doutes viennent ronger mon petit cerveau de pouffiasse blondasse (allez, ça va faire plaisir à certaines) concernant certaines vipères dont ma confiance s'était aveuglément investie. Pas de drame, je n'en pleure pas le soir dans mon lit. Mais je déteste être baladée en amitié. Je suis fidèle avec mes amis depuis de nombreuses années et je n'ai jamais de difficultés à m'en faire de nouveaux partout où je mets les pieds. Mais. Oui, mais. Je ressens davantage les choses plus que je ne les analyse, et je déteste ressentir des doutes concernant des personnes que j'apprécie. En l'occurrence, je n'ai pas le choix, je vais devoir faire attention où je me faufile car je peux vous certifier de la taille du danger lorsqu'il s'agit de serpents. Vous n'avez plus qu'à vous imaginer nez à nez avec un tapis de greens mambas grouillant tout autour de vous!
Plus sérieusement, je n'aime pas être déçue par des gens qui tendent la main et la retire aussitôt. Oui, je suis une éternelle idéaliste.
Fuck! Qu'elles aillent se faire foutre, elles n'avaient qu'à y penser avant. On ne se frotte pas à un Black Mamba.
Sympa l'ambiance dans un taf de nanas. Il faut bien survivre. Je vous rassure : j'ai mon clan. Ainsi, je ne donne pas l'impression d'être exclue. Car, c'est cela le pire. Une fois isolée, c'est terminer, les vipères se jettent sur vous! Cependant, je ne suis pas du tout stratège : j'aime mon clan, je l'ai choisi et il m'a choisi. Inutile d'aller et venir d'un clan à l'autre : cela en résulte un inconfort tel que je le ressens ce soir. Je le répète : Merde, Fuck!
Je suis mes intuitions. Tant pis pour les autres.
mercredi 31 octobre 2007
Je débarque
Je ne peux pas parler de cinéma ici sans évoquer Control. Car il s'agit pour moi d'une révélation!!
Je connaissais peu Joy Division, ou mal en fait... J'aime le rock, c'est mon univers musical, mais je déteste la New Wave. Pourtant, Ian Curtis a changé tout ça. Le regard d'Anton Corbijn sublime les musiques de Joy Division. L'image est glacée comme du papier (le hasard n'existe pas je vous dis!!!) comme la musique sombre et grave.
C'est simple, j'ai tout adoré dans ce film qui reste très pudique dans la biopic. Les musiques et leurs paroles sont extrêmement bien intégrées à l'histoire. Mais surtout : je me prosterne devant le travail du photographe qu'est A. Corbijn. Chaque plan, chaque image est une oeuvre photographique. Vive le noir et blanc!
Personne ne connaissais Sam Riley. Plus maintenant! Il est complètement habité par Curtis.
Enfin, l'histoire, dont on connaît la fin...
J'embête tout le monde avec ce film! J'ai l'impression d'en parler comme une ado hystérique qui vient d'assister à son premier concert!!
M'en fous!!
S U B L I M E!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
jeudi 6 septembre 2007
La liberté a toujours un prix
Vraiment non, je ne pouvais pas garder ça pour moi. Après mon voyage au Maroc loin des hôtels à touristes, après ces films... Ce n'est pas un hasard, ce n'est pas possible.
Peut être parce que voir d'aussi près l'oppression d'une amie prise au piège entre son histoire, sa culture et sa liberté. Le désir de SA liberté.
Peut être après 4 Mois, 3 semaines, 2 jours, la Palme d'Or, film glacial, puissant qui touche au plus profond de l'être. Cette caméra portée est violente, mais moins que cette société qui ne comprend rien, qui n'épargne rien à cette femme criant silencieusement sa liberté. Ce film va même au delà de ça.
Puis Persépolis, qui a parlé à mon enfance, pourtant très loin de celle de Marjane.
Je ne comprends pas trop ces bouleversements. Pourquoi ces histoires, ces vies me touchent elles autant?
mardi 7 août 2007
les yeux noirs
Un regard qui dévore le visage.
Un regard au goût de chocolat.
Un regard aux arômes épicés.
Un regard qui brûle mais ne foudroie pas.
De quoi parlent les yeux noirs d'Audrey?
jeudi 2 août 2007
poissons ascendant cancer ou un des secrets de l'ambivalence...
Help!
Le petit poisson s'asphyxie!
Il voudrait tant que ce tourbillon s'arrête!
Même s'il peut survivre dans cette eau chaude, lumineuse et agitée, il ne peut néanmoins partir à la recherche des trésors des profondeurs.
S'il te plaît petit crabe, ami de la terre et de l'océan, laisse le petit poisson s'évader, ne le fais pas prisonnier des rochers que tu affectionnes tant...
Libère-le de son bocal si transparent, si minuscule. Coupe ces filets qui l'usent jusqu'à l'épuisement.
Laisse-lui la chance de redécouvrir les richesses du monde marin, ses merveilles et ses frayeurs.
Laisse-le devenir à sa guise sirène ou bien requin...
mercredi 18 juillet 2007
les doudous de l'existence
En ce moment, les conséquences d'une vie bien remplie (surtout au tafff) se résument à quelques futilités de fille qui me conviennent très bien...
- Les tartelettes au citron!!! c'est simple je ne fais que me goinfrer encore et encore
- je veux des glaces et des glaces et des gaufres et des crèpes
- je sors au resto, suis même allée en boîte de nuit la semaine dernière, ce qui en période classique n'est absolument pas mon élément. Rendez-vous compte, tu te frottes à des mecs transpirant au regard de vache perdue qu'ils appellent la drague. Tu n'arrives même plus à respirer tant les odeurs se mélangent! Attends, je ferme les yeux, c'est comme si je n'avais pas quitté le taff! Le son est tellement mauvais que tu ne reconnais même pas la musique. Mais le pire ce sont les bousculades de morues déguisées en sapin de Noël qui se rejoignent aux toilettes! Bref.
- les fruits d'été, j'adore!!!
- les soldes et la nouvelle collection
- un bouquin
- marcher pieds nus
- une balade à cheval
- sentir la chaleur de l'été sur ma peau
- être en terrasse le soir
- marcher le matin très tôt dans un Bordeaux silencieux en allant au travail
- la bière encore et toujours avec les potes
- mais surtout : la perspective de mes vacances... bientôt...!!!!!!!!!!!!!!!
Désolée pour le ratage visuel...
jeudi 28 juin 2007
Paranoïa
Ou l'éternel problème de la non confiance en soi...
Parce qu'il existe des jours d'éternelle solitude qui nous suivent partout. Oui, on est suivit et tout le monde est contre nous!
Tout est échec. Pas la peine de tenter la moindre esquive de revalorisation. Ça commence le matin lors du rituel du réveil-thé : ce matin il brûle la langue et le chat a fait ses griffes cette nuit sur la belle commode en bois...
Comme c'est une journée moche, pluvieuse et froide d'été comme on aime, on remet ses gueilles hideuses issues du placard, et puis rien ne va, tout est fade, terne comme les immenses cernes sous les yeux!
Déjà à la bourre, ohhh la belle surprise sur le pare brise de la voitures : 2 prunes à 35€!! Merci au connard qui a dénoncé ma voiture!
Puis, c'est parti. Pluie, feux rouges, pas de place; dernière chance : celle du parking sous terrain qui coûte la peau des fesses.
Au boulot, tout le monde complote contre moi, évidemment. Tout le monde fait la gueule et donne l'impression de parler dans mon dos. Ni vu ni connu, ils sont allés fumer une clope sans me le dire, parlent de leur soirée dont je n'étais pas au courant, ils doivent même en profiter pour me tailler un costard. Et c'est à partir de là que naît ce sentiment de nullité. Normal je suis une grosse looseuse, je suis moche avec mon bouton rouge sur la joue et mes cernes qui dégouilinent jusqu'aux genoux, et en plus je dois être conne, car on ne me tient au courant de rien. On me laisse même le rouleau de papier toilette vide aux chiottes, et la cafetière vide quand je désire me réveiller de ce cauchemar en me shootant à la caféine!
Suite à ces constatations évidentes, avant d'aller m'effondrer dans le placard à ballais, coin miteux (qui me ressemble) je me rappelle soudainement que mes copines n'ont pas répondu à mes appels ces trois derniers jours et qu'elles étaient étrangement distantes lors de notre dernière rencontre...Alors c'est une évidence, tout le monde est de connivence. Tout le monde me déteste. Pire encore, tout le monde m'ignore et désire m'éloigner!! C'est officiel à présent. Je suis définitivement inutile, futile. Je ne suis RIEN.
C'est ainsi que les réels ennuis apparaissent : je suis nulle, donc je fais des conneries. C'est bêtement mathématique. Je bafouille au lieu d'articuler, je panique dès que j'entends mon prénom. Je ne suis même plus sûre de comprendre le français!
S'enclenche dès lors le mécanisme instinctif de vérification afin de compenser la perte de mémoire (de mes moyens plutôt) de mon stupide cerveau. Pour limiter les dégâts, je vérifie mille fois les taches que je dois accomplir, je compte, je recompte, je lis, je relis. Bref, je brasse de l'air, me noie dans un verre d'eau jusqu'à l'asphyxie complète.
Je suis morte? Pas grave. Personne ne s'en rendra compte!
Ça n'arrive qu'à moi de telles journées paranoïaques???
Je tiens à préciser que les faits de ce récit sont largement exagérés, mais les sentiments : NON!!
samedi 5 mai 2007
vice numéro un
Il y a tout près de chez moi un petit épicier qui vend du bon vin. Du TRÈS bon vin, inabordable pour mon pauvre petit budget. Il vend essentiellement des vins du Médoc à 150 euros la bouteille. Alors quand il m'a vu devant ses bouteilles toutes poussiéreuses comme je les aime, il m'a demandé si je rêvais... Il m'a sorti une bouteille de mon âge, évidemment pour poursuivre sur l'inaccessible. Moi qui suis venu acheter une pauvre bouteille pour mon apéro de ce soir...Mais ce n'est pas grave, car même pour mon budget, il m'a donné conseil! Puis on a continué notre petite discussion sur les vins de chez nous, il y en a tellement!
J'adore mon quartier, au coeur de la ville sans les bruits du centre; en bas de chez moi, pleins de petits commerces et petites boutiques; à deux, pas les grands magasins, les restaurants, les bars, la Garonne... Bref, il y a de quoi faire!









































