mercredi 29 août 2007
La rentrée
J'aime bien cette période, et tant pis pour la pluie! J'adore les odeurs du mois de septembre et l'atmosphère qui s'en dégage. Le renouveau, les vendanges, la rentrée et les bonnes résolutions. Se dire que cette année j'aurai de bonnes notes et que je ne redoublerai pas!!!! Même si l'école est finie depuis longtemps, cette idée m'est toujours restée.
Alors quels sont les nouveaux projets de la rentrée?? Personnellement, ce sont mes prochaines vacances. Oui, 3 semaines en un an, ça fait peu. Donc, mon grand projet de septembre est de me reposer, dormir et de me sortir de ce microcosme que sont les Urgences pour voir le monde d'un peu plus près.
samedi 28 juillet 2007
nostalgie...
Je rêve de vacances. Dormir. D'évasion. De calme. De voyage.
Mon défit "décompression" est tellement réussi que ne je trouve plus d'inspiration : je pense uniquement à mes sens et à mon bien être.
Au coeur de ma liste de futilités qui me comblent se trouve le Cinéma. Le problème, pas des moindres, est que je m'évade un peu trop... Dès qu'un film me bouleverse, me marque, me "dépouille, je ne peux plus le chasser de mon esprit. Comme heureusement, je ne suis pas psychotique (bon, vous auriez pu remarquer des détails qui vous auraient quelque peu mis la puce à l'oreille à travers mes posts, non?) je ne m'identifie pas aux personnages. Non, le problème est que je ne VEUX pas quitter le film et les sentiments qu'ils m'ont procuré. Tout s'inscrit avec force dans ma mémoire pour éviter la séparation... Dans un premier temps, après la découverte de mes émotions, je ressens une nostalgie avec l'envie de reproduire ces ressentis, mais je sais que je ne revivrai jamais ces premières sensations. C'est grave? Très freudien. Donc normal.
Alors à partir de là, je pourrais parler de Freud que je viens d'évoquer, personnage tordu, macho, un peu dépassé actuellement mais tellement passionnant.
Ou bien citer les films auxquels je me suis abandonnée...
Pas de printemps pour Marny. J'étais petite, mais déjà la névrose ma parlait déjà... Des scènes marquantes au cours desquelles elle fuit tout ce qui est rouge, où elle tue son cheval. Évidemment il me manquait quelques éléments pour qu'il soit à ma portée... Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris. Si les dénouements de toute une vie étaient aussi simples que pour Marny...
Autant en emporte le vent. Oui, Scarlett la corrompue est pour moi une véritable héroïne! Encore et toujours. Je ne m'en lasse pas. Roman passionnant également.
Philadelphia. Ce film m'avait tellement bouleversée qu'il ne m'avait pas quittée pendant plusieurs jours. J'avais traduit les paroles de la chansons. Maintenant avec le recul, il me fait sourire, mais confirme bien mon projet professionnel...
Thelma et Louise. J'aime bien les raods movies, je crois. Je l'ai vu mille fois durant mon adolescence. Il devait m'inspirer ce désir de liberté à affirmer coûte que coûte. Aux révélations, aux découvertes de soi.
Bleu. Un film silencieux. J'avais aussi bien aimé Rouge.
La piscine. Parce que Romy, l'été, l'eau, le soleil. J'aime les voir bouger dans ce film. Je me fous de l'intrigue!
Voilà une liste non exhaustive des films qui m'ont "habitée" durant mon enfance et ma pré-adolescence. Bien sûr, il y en a d'autres. Ensuite, il y a eu ma période sexe, drogue et rock'n roll avec Le péril jeune, Trainspotting, Requiem for a dream, Pulp Fiction évidemment... Je pourrais continuer sur ceux qui m'ont touchée depuis que je choisis moi-même le programme télé, mais je ne les pas tous en tête, alors ce sera pour une prochaine fois. Le dernier en date :
Marie-Antoinette. Des images splendides avec un décor et des costumes tellement contemporains; rien que pour ça j'admire Sofia. Et bien sûr, un personnage envoûtant qui m'a toujours fascinée.
vendredi 29 juin 2007
une jolie énigme
Un regard intense de fragilité prêt à nous accompagner dans sa complexité.
Une beauté qui révèle la force d'une femme libre.
Des désirs, toujours en quête, qui se heurtent aux limites de la réalité.
Une perpétuelle envie d'aller au-delà de son art.
Une immense terre étrangère qui restera à jamais inexplorée. Et le mystère, m'appartenant, de toujours vouloir frôler l'inexplicable phénomène qui est de savoir pourquoi cette terre m'envoûte.
samedi 14 avril 2007
down
Je me demandais comment j'arrivais à gérer la situation sans déraper...Et bien nous y voilà! Après la colère, puis le désir de vengeance, la mise à distance, depuis quelques jours, je ne ressentais plus rien, ne voyais rien...Tout me glissait dessus. Un roc, lisse et froid. Envie de rien. Les besoins compensés par le matériel. Le temps comblé par le travail et le sommeil. Les soirs devant la télé, un bouquin, ou avec des amis, des collègues. Des rires. Pas de pleurs. Ce qui m'étonnait
fortement, car, ne pas douter, cela ne me ressemble pas.
Mais voilà, ce matin, je me réveille triste, contrariée, nostalgique, avec des doutes, des peurs, des envies compulsives (de pleurer devant la télé sur mon canapé, de manger plein de sucre.) Je me sens seule évidemment, mais je ne le suis pas, ce serait sinon trop facile. Je n'ai pas rien à faire, même si aujourd'hui, j'ai juste envie de pleurer. J'ai craquée avec mon amie M au téléphone ce matin, puis l'écrire ici, je sais que déjà ça ira mieux.
lundi 9 avril 2007
Ma vieille bicyclette
Est cassée...Si ce n'est pas un signe!! Je voulais m'en débarrasser, mais c'est elle la première qui m'a lâchée. Samedi en allant travailler, j'ai entendu un bruit sourd, puis impossible d'avancer! Alors bien évidemment, je pourrais la réparer encore et encore, mais j'en ai assez de pédaler comme une folle pour avancer, de peiner, de souffrir au démarrage! Même si je l'aime bien, je renonce à me démener. Je vais acheter un vrai vélo tout neuf!
Depuis une semaine je me paye un eczéma ophtalmique! Oui. J'avais d'abord pensé à une infection bactérienne (puisque depuis que je travaille en infectieux, il m'arrive souvent des trucs bizarres) mais l'inflammation persiste...Puis ma mère m'a dit que ça ressemblait à de l'eczéma, ce qui ne m'étonne pas du tout avec les petits tracas des derniers temps (qui m'ont bien empoisonnée...) Il fallait bien que je somatise à un moment ou un autre!
jeudi 5 avril 2007
Concrétisation. Mystère.
Je sais ce que je vais faire aujourd'hui pendant mon seul jour de repos. M'acheter un nouveau vélo. On ne dit pas de ménager sa monture pour aller loin? Ma vieille bicyclette est fatiguée, cassée, mais elle roule, cependant, j'ai beaucoup de mal avec elle pour avancer et risque à tout moment de me retrouver à terre, surtout lors des jours de pluie.
Je l'avais recueillie un soir d'été il y a deux an, abandonnée sur un trottoir. Je l'avais faite réparer par un vieux monsieur malade passionné par la mécanique à deux roues. Puis, j'ai commencé à partir avec. Bordeaux avait alors un autre visage, une autre accessibilité. Je suis allée à presque tous mes rendez-vous galants avec elle. Elle a dormi des nuits entières sous la pluie sur le parking de l'hosto. Je l'avais même avec moi dans le coffre de la voiture lors de mon aventure-prison à Avignon. Elle était encore avec moi hier soir quand je suis allé voir Z. Elle n'a plus qu'un frein, plus de lumière, elle se rouille, je ne m'en occupe pas...
Oui Z, après 3 semaine de silence, après sa disparition brutale, inexpliquée après s'être déclaré, dévoilé (ou rien du tout finalement) est réapparu tout petit, tout con, tout ridicule.
Il m'a alors donné SES explications. Une autre fille est soudainement apparue dans sa vie pour laquelle une étincelle scintillait. Alors que pour moi, non. Ce sont ces explications. Il a choisi, sans rien m'avouer. Mais la fille n'était qu'une illusion. Bien fait pour sa gueule.
Pourquoi est-il revenu il y a 3 mois? Pourquoi n'arrivait-il pas à se laisser aller alors qu'il le désirait tant (ce sont encore ses mots?) Pourquoi quelqu'un apparaît il tout d'un coup au moment où il se décide à dépasser ses craintes? (ce sont mes questions.)
Quoi qu'il en soit, il a tout perdu. Son silence a été lamentable, et je ne lui pardonnerai jamais sa conduite. Il voulait évidemment limier les dégâts de sa perte (et de ses multiples échecs) en voulant garder contact avec moi. Qu'est-ce qu'il veut que j'en foute de ses états d'âme après ce qu'il vient de me faire encaisser???!! Il peut être désolé. Je m'en fout. Ses contacts, moi, j'en veux pas. Je veux passer à autre chose, de simple et de réciproque( bien évidemment.) Ça va être long, je le sens, c'est jamais facile de se prendre un vent. Un tas de questions me parasitent l'esprit. "Qu'est-ce qui ne va pas chez moi? Suis-je stupide? Pas assez peut-être? Je fais peur? Suis-je trop disponible?" Pourtant...
En sortant de chez lui, il faisait froid et humide. Je n'arrivais pas à ouvrir mon antivol sur cette putain de vieille bicyclette qui m'amène toujours aux mauvais endroits! J'ai dû retourner sonner chez Z lui demander de m'aider. Symboliquement, c'est lui qui a ouvert le cadenas, m'a libérée. C'est fini, je le lui ai fait dire, entre les dents, mais il l'a dit. Et puis merde.
Je veux m'acheter un vélo tout neuf, qui roule sans me faire mal aux cuisses. Un que j'aurais choisi et non ramassé sur un coin de trottoir!!
Aujourd'hui, c'est dur. Je suis une éternelle sentimentale, et ça me fait souffrir. Je voudrais tellement trouver l'amour!
PS : mon chat a attrapé son premier oiseau ce matin sur le balcon.
Mon Dieu, j'ai la tête qui va exploser!!!
dimanche 25 mars 2007
se relever
Tomber. Et qu'est-ce qu'on fait maintenant? Chercher au fond de soi et se souvenir de qui on est et ce qu'on veut devenir. Ne plus attendre, chercher et trouver.
Ce matin, je me disais en allant bosser à 6h45 que j'aimais bien travailler les dimanches, arriver sachant qu'aucune pression existe, l'odeur du café, réveiller les patients sans les assaillir, être juste là, présent...Je me disais cela, puis j'ai vu la tête de mes collègues qui pouffaient de rire, j'ai regardé l'heure, la vraie et j'ai compris...
Il faut vraiment que je sorte de mon petit monde et que je m'investisse dans le grand, le vrai, me nourrir de ce qui se passe autour de moi, être curieuse des autres. Sinon, je risque de rater le changement d'heure pour de bon!
Merde à la fin!!
lundi 19 mars 2007
sal temps
Vraiment un temps pourri. J'ai pris ma vieille bicyclette ce matin pour aller bosser, je pouvais même plus avancer tant le vent soufflait face à moi! Au taf, je m'ennuie ferme. Je recule toujours le moment pour rencontrer ma chef. En fait je ne sais plus, je suis indécise. En plus, je ne connais personne dans ce service, je ne peux pas trop me confier, pas du tout même. Heureusement qu'en fin de semaine je repars pour quelques jours dans le service où je vais retrouver mes copines, je vais pouvoir respirer! Sinon, la journée, je suis fade, comme la pluie. Je prie pour ne pas le croiser. Je lui en veux beaucoup d'avoir été lâche. Mais moi aussi je l'ai été...Il y a beaucoup de moments où ça va très bien, puis parfois, tout d'un coup je sens la tristesse m'envahir, puis les larmes monter. Comme tout à l'heure où j'ai pleuré comme une idiote en arrivant chez moi. Après ça va mieux. A est partie s'installer chez son frère. Je suis contente de me retrouver. Ça faisait longtemps! Depuis 6 mois, entre les 4 mois de nuit, puis cette sordide histoire qui s'est enchaînée, enfin je respire un peu, enfin je vais pouvoir être moi.
Cependant, je suis déçue, contrariée, voire un peu déprimée et j'ai peur de rester désespérée par mon célibat. Ben ouais, j'ai enchaîné 4 déceptions depuis un an (dont 2 avec le même...) N'empêche que depuis une semaine, je dors mieux et j'ai ma tête qui de nouveau ressemble à quelque chose.
Je lis vos blogs ainsi que des récits sur le deuil, ça me fait du bien. Je sais au fond de moi que je vais devoir bientôt faire des démarches pour quitter cet hôpital, et dans un premier temps changer de spécialité. Pour l'instant, j'ai l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur, j'ai perdu l'équilibre de mon vieux vélo, mais il roule toujours, heureusement!!
dimanche 18 mars 2007
perdue
Suis paumée. Je cherche ma route et je ne retrouve plus les petits cailloux par terre. Suis un peu paniquée et terrorisée à l'idée d'être une nouvelle fois abandonnée par ceux que j'aime. C'est pas facile. J'ai froid et suis un peu malade aussi. Pas étonnant. Je me suis faite larguée par texto le jour de mon anniversaire sans qu'il prononce quoi que ce soit, il m'a laissé deviner encore et toujours, une semaine après m'avoir dit qu'il avait moins peur et qu'il serait bientôt prêt à ce qu'on sorte ensemble. Alors bien évidemment, il a tout insinué, s'est exprimé au second degré sans prononcer les mots : sortir ensemble, commencer une histoire, notre histoire est finie. Rien, que des mots à côté. J'ai l'impression d'avoir lu un roman de Flaubert, 400 pages sur des sentiments flous à moitié avoués et prononcés à demi mot. Du rien. Voilà, pas commencé et pas fini. Tout ce que je déteste. Alors comme sa lacheté m'a exaspérée, je lui ai dit tant pis pour toi. Puis quelques jours plus tard, je lui redemande ses explications. Silence. Il ne préfère pas parler sans doute, c'est ma punition. Mais de quoi??? Il ne voulait pas me perdre parait-il, il avait peur d'être déçu. Bref. L'issue me laisse dans un épais brouillard. Je suis tombée de cheval. J'étais en colère et j'ai même pas eu peur de remonter. C'est comme ça. Je m'ennuie dans mon travail. Je sais que je dois évoluer, changer, bouger, m'affirmer. Mais suis dans le brouillard. Je ne vois rien. Et j'ai peur. Je ne suis pas paralysée, mais je tourne en rond. Sans doute qu'un jour cela va se dissiper, qu'un véritable humain me sortira de là, à moins que je me débrouille toute seule.
Dans tous les cas, j'ai mes explications. J'ai la carte en main, je sais où je dois aller, mais je ne vois pas encore la route. Je vivrai avec ça : sa lacheté, l'arrogance de son silence, ses mots pas finis.
Je ne culpabilise pas du tout. Moi, quand le brouillard se sera levé, je sais qu'il fera beau.
vendredi 16 mars 2007
prendre du souffle
L'incompréhension, la peur, des certitudes, des choix, l'abandon, avancer, la fatigue, l'avenir, le passé, le présent...Tout cela se bousculent et se mélangent dans ma petite tête en ce moment. Je me suis tournée, et je tire un trait. L'inconnu me fait peur. J'ai une route à prendre, je ne dois pas rester sur le carreau immobile! Je sais qu'il faut avancer, faire des choix, même si certains sont poussés. Je sais que je dois sauter de l'avion. Je sais que je dois sauver ma peau.
Aujourd'hui, j'ai 5 ans et j'ai peur. J'ai peur d'être abandonnée.
















